
Prévention et dépistage du cancer de la peau en Nouvelle-Calédonie
Protégez votre peau contre les dangers du soleil.
Un nouveau regard médical sur votre peau
Le cancer de la peau, incluant le mélanome, le carcinome basocellulaire et le carcinome épidermoïde, représente une préoccupation majeure de santé publique en France comme en Australie, en raison de l’exposition intense aux rayons ultraviolets (UV).
En France, environ 15 500 nouveaux cas de mélanome sont diagnostiqués chaque année, avec une incidence en augmentation, particulièrement chez les personnes à peau claire ou ayant des antécédents d’exposition solaire prolongée.
En Australie, le tableau est encore plus alarmant : environ 2 Australiens sur 3 développeront un cancer de la peau avant 70 ans, avec plus de 13 300 cas de mélanome annuels et environ 1 800 décès en 2017, selon les données du Cancer Council Australia.

Ce taux élevé s’explique par un climat ensoleillé, un mode de vie en extérieur et une faible couche d’ozone dans la région, des conditions similaires à celles de la Nouvelle-Calédonie. Un défi commun aux deux pays est le manque de dermatologues, qui limite l’accès au dépistage précoce, pourtant crucial pour améliorer les chances de guérison (taux de survie à 5 ans de 98 % pour un mélanome détecté tôt).
En France, on compte environ 4 000 dermatologues pour 67 millions d’habitants, soit un ratio d’environ 1 dermatologue pour 16 750 habitants, avec des délais d’attente pouvant atteindre plusieurs mois, surtout en zones rurales.
En Australie, malgré une forte sensibilisation (ex. : campagne « Slip, Slop, Slap »), le nombre de dermatologues reste insuffisant, avec environ 1 dermatologue pour 20 000 habitants dans certaines régions.
Ce déficit souligne l’importance d’une prévention rigoureuse (protection solaire, vêtements anti-UV) et d’un dépistage annuel pour détecter précocement les lésions suspectes, en s’appuyant sur des outils comme le dermoscope ou le C-Cube 3 de Pixience.

Un nouveau regard médical sur votre peau
En Nouvelle-Calédonie, le climat tropical et l’ensoleillement intense tout au long de l’année exposent la population à un risque élevé de cancers de la peau, tels que le mélanome, le carcinome basocellulaire et le carcinome épidermoïde. Les activités en extérieur, comme la pêche, la plongée ou les loisirs sur le lagon, augmentent l’exposition aux rayons ultraviolets (UV), particulièrement agressifs en raison de la faible couche d’ozone dans la région Pacifique. Les peaux claires, les nombreux grains de beauté, ou les antécédents de coups de soleil, surtout dans l’enfance, sont des facteurs de risque majeurs. Les populations locales, y compris les Kanaks, peuvent aussi être touchées, notamment en cas d’exposition prolongée sans protection.
Signes à surveiller : Apparition ou modification d’un grain de beauté (règle ABCDE : Asymétrie, Bords irréguliers, Couleur non uniforme, Diamètre > 6 mm, Évolution), plaie qui ne guérit pas, ou tache cutanée inhabituelle.
Comment se protéger et prévenir
La prévention est essentielle dans un environnement ensoleillé comme la Nouvelle-Calédonie. Adoptez ces gestes simples pour réduire les risques de cancer de la peau :
- Évitez l’exposition au soleil entre 11h et 15h, période où les UV sont les plus intenses sous le climat tropical.
- Portez un chapeau à larges bords pour protéger le visage, le cou et les oreilles, idéal pour les activités en plage ou lagon.
- Utilisez des vêtements en lycra ou anti-UV, particulièrement adaptés pour la baignade ou les sports nautiques.
- Appliquez une crème solaire SPF 50+ toutes les 2 heures sur les zones exposées, même par temps nuageux.
- Consultez un médecin formé au dépistage du cancer de la peau une fois par an permettant de détecter précocement toute lésion nouvelle ou évolutive.
En Australie, la campagne « Slip, Slop, Slap » (enfile une chemise, mets de la crème solaire, porte un chapeau) a réduit l’incidence du mélanome chez les jeunes, prouvant l’efficacité de la prévention. Adopter ces réflexes en Nouvelle-Calédonie peut sauver des vies.

Le dépistage : une étape clé
Un dépistage annuel par un dermatologue ou un médecin formé au dépistage est crucial pour identifier les cancers de la peau à un stade précoce, où ils sont souvent guérissables. Les spécialistes utilisent des outils avancés pour examiner la peau :

Dermoscope
Un appareil optique qui grossit les lésions cutanées, permettant d’analyser leur structure (pigmentation, bords, vascularisation) pour détecter des anomalies.
C-Cube 3 de Pixience
Une technologie d’imagerie numérique qui cartographie la peau en haute résolution, facilitant le suivi des lésions et l’identification des changements suspects.


Biopsie cutanée
Si une lésion semble anormale, un prélèvement est effectué sous anesthésie locale pour analyse au microscope, confirmant ou infirmant un diagnostic de cancer.
Cryothérapie
Utilisée pour traiter des lésions précancéreuses (ex. : kératoses actiniques) ou certains carcinomes basocellulaires superficiels, en appliquant du froid extrême (azote liquide).

Ces techniques permettent un diagnostic précis et des traitements adaptés, allant de la chirurgie à l’immunothérapie pour les cas avancés. Un dépistage précoce améliore les chances de guérison, avec un taux de survie à 5 ans de 98 % pour un mélanome localisé.
Cette page d’information a été rédigée par le Dr Pascale Lemedioni, médecin, pour sensibiliser les Calédoniens à la prévention et au dépistage du cancer de la peau.
Dr. Pascale LEMEDIONI
Consultation
Imm. Medisud – 5ème étage
147 Route de l’Anse Vata
Mob. : 94 91 01
Courriel : lemedioni@skincancer.nc
